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Le faible débit du Rhône « réduira » la production nucléaire

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03 Jun 2022 14:51

03 Jun 2022 14:51

(Montel) EDF devra « régulièrement » réduire la production d’au moins deux de ses quatre centrales de la vallée du Rhône – St Alban (2,7 GW) et Bugey (3,6 GW) – jusqu’à l’automne, en raison de débits du Rhône trop faibles, prévoit un spécialiste du climat.

Les débits du Rhône ne vont faire que baisser jusqu’à l’automne, les réserves du manteau neigeux dans les Alpes étant très faibles, relève Thibault Laconde, président de la société d’analyse des risques climatiques Callendar

À St Alban, qui utilise l’eau du fleuve à des fins de refroidissement, des baisses de production devraient ainsi se produire jusqu’en juillet au moins, a-t-il dit vendredi à Montel.

Du 8 juillet au 19 octobre, l’arrêt programmé de la tranche 2 devrait toutefois permettre à St Alban 1 de produire normalement, a-t-il ajouté.

Jeudi, EDF a averti que des réductions de production pourraient affecter la centrale St Alban de dimanche à lundi, en raison du faible niveau des eaux du Rhône.  

Actuellement, les débits à hauteur de St Alban se situent autour de 600m3/seconde, alors que le débit minimal est fixé à 400m3/s pour un échauffement de l’eau de 3°C lors son rejet par les réacteurs de la centrale.

Pourtant, selon M. Laconde les débits devraient passer en dessous de cette limite durant le week-end : « La demande d'électricité étant réduite le week-end, les barrages hydroélectriques en amont, ceux de Suisse compris, lâchent moins d'eau », a-t-il expliqué.

À la centrale du Bugey, les unités 2 et trois sont en circuit ouvert et ont donc également besoin de l’eau du Rhône pour se refroidir.

Comme Bugey 3 (910 MW) est à l’arrêt, la centrale peut produire normalement mais des baisses de charge pourraient survenir dès son redémarrage, prévu à la mi-août, en raison des limites liées à l’échauffement de l’eau, a averti M. Laconde.

Également située au bord du fleuve, la centrale de Tricastin (3,7 GW) est elle « moins exposée », car située plus en aval où les débits sont moins faibles, selon le spécialiste . Toutefois, en cas de forte sécheresse, un débit très réduit pourrait causer des problèmes « particulièrement de mi-juin à fin août quand trois de ces quatre réacteurs sont prévus en service ».

La centrale du Cruas (3,7 GW) ne présente pas de risque, puisqu’elle fonctionne en circuit fermé, avec des tours aéroréfrigérantes, et puise beaucoup moins d’eau dans le fleuve, a précisé M. Laconde.

La France est actuellement confrontée à une sécheresse due à un déficit de 20% des précipitations entre septembre et avril, selon Météo France. Si l’an dernier, des pluies diluviennes se sont abattues en Europe durant l’été, les vagues de chaleur et la sécheresse ont causé une perte de 3 TWh de production nucléaire en 2020, soit deux fois plus qu'en 2019, selon les calculs de Callendar.

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