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La production du Rhône toujours menacée malgré les pluies

PowerWeather

21 Jul 2021 14:28

Paris

21 Jul 2021 14:28

(Montel) Une canicule et de la sécheresse pourraient encore provoquer des arrêts de réacteurs nucléaires en bordure du Rhône d'ici l'automne, malgré les précipitations sans précédent en Europe de l'Ouest ces dernières semaines qui ont renfloué le débit du fleuve, ont indiqué des analystes mercredi.

« Un épisode ponctuel de précipitations ne suffit pas à garantir durablement un débit élevé sur le Rhône », a déclaré à Montel Thibault Laconde, président de la société d’analyse des risques climatiques Callendar.

La semaine dernière, des pluies diluviennes ont entrainé des crues mortelles en Allemagne et en Belgique. En France, il a plu en moyenne un tiers de plus sur le pays en juin 2021 que la moyenne du même mois durant la période 1981-2010, selon Météo France.

Ainsi, au cours des 30 derniers jours, les débits du Rhône au pied de la centrale du Bugey (3,6 GW) ont grimpé d'un tiers pour atteindre 1012 m3/seconde, selon Energy Quantified (EQ), une société de Montel.

Mais le haut débit du fleuve pourrait ne pas se maintenir sur une longue période en raison d’un faible niveau de remplissage des barrages – qui permettent ponctuellement d’augmenter les débits lorsqu’ils sont bas – et de nappes phréatiques de la vallée du Rhône insuffisamment remplies, explique M. Laconde.

À ses yeux, le site du Bugey est particulièrement vulnérable aux faibles débits du Rhône, EDF ayant été contrainte, chaque été depuis 2003, de procéder à des arrêts partiels des réacteurs. L’arrêt partiel de la centrale devient nécessaire du fait du débit seul s’il est inférieur à180m3/s, selon l'analyste.

La loi oblige EDF à réduire la production nucléaire lorsque les débits des fleuves servant à refroidir les réacteurs sont trop bas et/ou que les températures de l'eau sont trop élevées, la limite ayant été fixée à 28°C pour la plupart des centrales.

Le Rhône – qui prend sa source en Suisse et traverse le sud-est de la France jusqu'à la Méditerranée – héberge quatorze réacteurs sur ses rives.

Chaleur prolongée ?
« Il semble que pour les deux prochaines semaines, tout va bien, mais le risque est qu'en août, s'il y a une vague de chaleur prolongée pendant deux ou trois semaines avec des températures de 30°C ou plus, nous puissions avoir un risque d’indisponibilité nucléaire », a estimé un trader basé à Londres.

La température du Rhône atteignait mercredi après-midi 23,4°C à la centrale de Tricastin (3,7 GW), 23,1°C à la centrale du Bugey, 22,5°C à la centrale de St-Alban (2,7 GW), selon EQ. Des niveaux assez élevés, mais pas encore suffisants pour entraîner des restrictions, a précisé le trader.

Météo France annonce un pic de chaleur jeudi 22 juillet avec des pointes de températures entre 36 et 38°C dans le Sud-Ouest et l’arrière-pays méditerranéen, avant l’arrivée ce week-end d'une nouvelle dégradation pluvieuse.

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