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Creusot : 5 réacteurs d’EDF toujours sans feu vert de l’ASN

Electricité

09 Jan 2019 11:44

Photo: Shutterstock

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09 Jan 2019 11:44

(Montel) Cinq réacteurs nucléaires attendent toujours une autorisation de fonctionnement de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dans le cadre de l’enquête des dossiers de fabrication de l’usine du Creusot, alors que les 53 autres ont déjà reçu le feu vert, a déclaré mercredi à Montel sa porte-parole.

« Nous attendons encore des éléments de réponses de la part d’EDF », a-t-elle indiqué pour expliquer le retard de l’enquête qui devait prendre fin le 31 décembre 2018.
 
Les cinq réacteurs concernés sont Cattenom 4 (1 300 MW), Fessenheim 1 (880 MW), Flamanville 2 (1 330 MW), Golfech 1 (1 310 MW) et Tricastin 2 (915 MW).
 
Tous les cinq réacteurs seront mis à l’arrêt pour maintenance dans les semaines à venir, comme suit : Cattenom 4 (du 19 janvier au 11 avril), Fessenheim 1 (du 19 janvier au 20 mars), Flamanville 2 (du 10 janvier au 10 juillet), Golfech 1 (du 16 février au 23 mars) et Tricastin 2 (du 26 janvier au 01 avril).
 
Les réacteurs ne pourront pas redémarrer sans un accord préalable de l’ASN.
 
2 574 anomalies
L'ASN a ordonné à EDF en 2016 de passer en revue tous les dossiers de fabrication du Creusot relatifs aux 58 réacteurs français en opération, précisant que l’opérateur était tenu de soumettre les résultats deux mois avant leurs redémarrages prévus.
 
L’électricien public a déclaré en novembre avoir soumis à l’ASN les rapports sur l’équipement de tous les 58 réacteurs, faisant état d’un total de 2 574 anomalies avec une pièce non conforme aux exigences contractuelles ou réglementaires.
 
Près de la moitié des constats relèvent du « traitement thermique », c’est-à-dire de la température de la pièce lors du processus de forgeage, a précisé EDF, ajoutant que cela ne remettait pas en cause l’aptitude des réacteurs à fonctionner en toute sûreté.
 
L'inspection d’EDF encadre celle lancée par Framatome (ex-Areva NP) en septembre 2016 visant à contrôler tous les dossiers de fabrication des composants nucléaires forgés à l’usine du Creusot, dans le sud de la France.
 
La forge du Creusot est soupçonnée d’avoir falsifié et caché pendant des décennies des tests de composants nucléaires utilisés dans de nombreuses centrales à travers le monde.

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