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PPE: vers une fermeture de 8 réacteurs - sources

Electricité

26 Sept 2018 14:09

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Paris

26 Sept 2018 14:09

(Montel) Le gouvernement s’oriente vers une fermeture de 8 réacteurs, en plus des deux unités de la centrale de Fessenheim (1,8 GW), dans le cadre de sa Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE), qui doit fixer le cap énergétique du pays à 2028, selon plusieurs sources proches du dossier.   

« La fermeture de 8 réacteurs est la position prônée par Bercy et soit elle a déjà été arbitrée, soit elle est en cours d’arbitrage », a indiqué à Montel l’une des sources, précisant que ces fermetures viendraient s’ajouter à l’arrêt de Fessenheim, qui devrait s’effectuer concomitamment au démarrage de l’EPR de Flamanville fin 2019.
 
Trois autres sources bien informées confirment que le gouvernement envisage pour l’heure la fermeture de 8 réacteurs dans les dix prochaines années, sans donner plus de détails.  

Le nouveau ministre de la Transition écologique François de Rugy doit dévoiler fin octobre une version provisoire de la PPE pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028. Celle-ci doit établir des trajectoires pour chaque catégorie d’énergie.

Au regard de la loi française, seuls EDF et l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) peuvent décider de la fermeture de réacteurs nommément. 

En janvier dernier, EDF avait créé la polémique en proposant d’attendre 2029 pour arrêter d’autres réacteurs que ceux de Fessenheim. L’électricien souhaite prolonger 56 des 58 réacteurs français à 50, voire 60 ans.

De son côté, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire s’est déclaré une nouvelle fois mardi hostile à une sortie rapide de la filière, dans un entretien sur BFM TV. Il doit rencontrer le Premier ministre Edouard Philippe dans les prochains jours à ce sujet.

Début septembre, M. Philippe a repoussé à l’horizon 2035 la réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique de 75 à 50%. Il a ainsi reporté de dix ans l’échéance initiale de 2025 fixée dans la loi de transition énergétique de 2015.

« Irréaliste »
Pour Anne Bringault, coordinatrice pour la transition énergétique de l'association Cler et du Réseau Action Climat, une décision de ne fermer que 8 réacteurs d’ici à 2028 est « irréaliste » car elle se traduirait par un prolongement de la vie des centrales nucléaires à 60 ans.

« Nous ce que nous souhaitons c’est d’avoir des actions qui se passent dans ce quinquennat, a-t-elle expliqué à Montel. « S’il n’y a que la fermeture de Fessenheim d’ici 2022, c’est le point le plus grave […] Moins l’on ferme de réacteurs moins l’on crée des possibilités de choisir à la fin. »

L’ASN doit présenter son avis générique sur le prolongement de vie des centrales au-delà de 40 ans fin 2020.

Interrogé en marge d’une conférence sur l’énergie, le directeur général de l'énergie et du climat (DGEC) Laurent Michel s’est refusé à tout commentaire concernant la PPE et le nombre de réacteurs à fermer. 

Contacté par « Montel », le cabinet du ministre De Rugy n’a pas réagi à la demande de commentaires.
 

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