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EDF confirme des gaines corrodées sur 3 réacteurs (4,3 GW)

Electricité

20 Jul 2021 12:41

Photo : Shutterstock.com

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London

20 Jul 2021 12:41

(Montel) Les gaines combustible d'un troisième réacteur nucléaire français, Cattenom 3 (1,3 GW), présentent des signes de « corrosion atypique », a confirmé EDF, qui poursuit ses investigations.

« Quelques crayons » contenus dans des assemblages similaires à ceux utilisés à Chooz 2 et Civaux 2 (1,5 GW chacun) sont également corrodés à Cattenom 3, a fait savoir l'entreprise dans une note. Fin mai, elle avait confirmé à Montel mener des examens à Chooz et Civaux après la découverte de gaines combustible corrodées sur ces réacteurs. 

Les crayons combustible concernés à Chooz et Civaux proviennent « du même lot de fabrication », a dit EDF. Ceux de Cattenom 3 présentent des « caractéristiques proches », a-t-elle ajouté, précisant que des investigations supplémentaires étaient en cours sur ces derniers lots.

En juin, des sources syndicales ont déclaré à Montel que d'autres réacteurs de palier 1,3 GW pourraient également être touchés par des problèmes de corrosion. EDF s’est refusée à tout commentaire sur le sujet. 

Dans sa note, EDF explique avoir tout d’abord repéré en février « des traces blanchâtres et des particules » sur certains crayons combustible lors du déchargement de combustible de Chooz 2.

Elle a ensuite étendu ses examens aux réacteurs de même palier, Chooz 1 et Civaux 1 et 2, et découvert qu’un crayon d’un assemblage à Civaux 2 était également concerné. 

Les gaines combustible, en alliage de zirconium dit M5, ont été fabriquées en France par Framatome, la filiale d'EDF spécialisée dans les équipements nucléaires. En 2014, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a autorisé leur utilisation dans tous les réacteurs français, malgré des problèmes antérieurs de corrosion et de perte d'étanchéité conduisant à des fuites. 

Analyses en cours
« Des analyses et des expertises techniques sont engagées pour définir la nature de ces particules », a déclaré l’électricien. Si nécessaire, il adaptera les conditions d’exploitation des réacteurs concernés, a-t-il affirmé.

« Les échanges techniques se poursuivent avec l’Autorité de sûreté nucléaire », a souligné EDF, qui a déclaré début juillet un événement significatif de sûreté générique de niveau 0 sur l’échelle INES, qui en compte sept, pour ces trois réacteurs.

De son côté, l’ASN a fait part fin juin à Montel d'une concentration anormale de gaz à Chooz 2 et Cattenom 3 qui a permis de repérer les problèmes de corrosion des gaines combustible, refusant de dire quand cette forte concentration avait été détectée. 

EDF a attendu la fin des cycles de chacun de ces réacteurs, c’est-à-dire leur arrêt officiel pour rechargement du combustible tous les douze ou dix-huit mois, afin de procéder à des examens, selon l’ASN.

Le cœur d’un réacteur nucléaire est composé d’environ 200 assemblages combustible. Chaque assemblage contient 264 crayons, dans lesquels sont empilées les pastilles d’uranium.

L’arrêt de Chooz 2 a été repoussé de deux mois, jusqu’au 31 août, en raison des problèmes de corrosion. Quant à Civaux 2 et Cattenom 3, leur redémarrage est prévu pour le 29 juillet et le 30 août, respectivement.

 

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