Montel Logo

    Sélectionnez votre langue préférée:

  • * L'édition turque de Montel-Foreks nécessite un accès ou un abonnement d'essai séparé.

Clair

TECHNICAL DIFFICULTIES

Login to Montel Online is currently not available. We apologize for the inconvenience and are working to solve the problem.

Greenpeace réclame une enquête sur le combustible de Taishan

Electricité

15 Jun 2021 13:38

London

15 Jun 2021 13:38

(Montel) Greenpeace a exigé mardi d’EDF un « examen approfondi et transparent » sur les fuites des gaines combustible du réacteur chinois Taishan 1 (1,75 GW) après que l'électricien a révélé utiliser le même combustible sur le parc nucléaire français.

« Les retours d’expérience sur cette ‘tête de série’ devraient être connus de toutes et tous, au vu des implications qu’ils pourraient avoir en France, mais aussi en Finlande ou au Royaume-Uni », a déclaré Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France, cité dans un communiqué.
 
Cette demande fait suite à l’annonce lundi par EDF d’une augmentation de la concentration de certains gaz rares dans le circuit primaire du réacteur 1 de la centrale nucléaire de Taishan. 

Selon le groupe, cette accumulation est très probablement liée à des fuites de gaines combustible fabriquées en France.
 
« Pour laisser échapper des gaz radioactifs, les gaines des crayons de combustible ont très certainement été endommagées. EDF doit faire la lumière sur les raisons de ces dégâts », a souligné l’organisation environnementale. Celle-ci demande l’arrêt du réacteur au vu des « incertitudes sur la sévérité du problème ».

Seuls EPR à avoir démarré dans le monde, les réacteurs Taishan 1 et Taishan 2 (3.5 GW) sont détenus à 30% par l’électricien public et à 70% par la société chinoise CGN.
 
D'autres réacteurs de troisième génération sont en construction en Finlande, à Olkiluoto, au Royaume-Uni, dans le Somerset et en France, à Flamanville, tous accusant du retard.
 
Fabriqués par Framatome

Lundi lors d’une conférence de presse, EDF a assuré que les gaz concentrés dans le circuit primaire de Taishan 1 était « en deçà » des seuils convenus entre l’opérateur TNPJVC et l’autorité de sûreté chinois, sans souhaiter dire si ces seuils étaient plus stricts en France.
 
L’électricien a fait savoir que les assemblages combustible et les crayons qu’ils contiennent de Taishan étaient de type « classique » et qu’ils avaient été fabriqués en France, dans l’usine de Romans-sur-Isère de Framatome, la filiale d'EDF spécialisée dans les équipements nucléaires.
 
« Ils occupent d’ailleurs une grande partie du parc nucléaire français aujourd’hui (…) », a dit un porte-parole de l’entreprise.
 
« Tous nos réacteurs font l’objet d’une surveillance, d’un suivi, notamment sur la présence de ces gaz rares (…) », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il était désormais important de mener des expertises.
 
 « C’est seulement sur la base de ces éléments-là qu’on pourra savoir si on est sur un phénomène purement isolé ou sur quelque chose qui peut aller au-delà d’une seule tranche », a-t-il ajouté.
 
Fin mai, EDF a confirmé à Montel des informations syndicales faisant état de corrosion et de problèmes d’étanchéité sur les réacteurs de palier N4, Chooz 2 et Civaux 2 (1,5 GW chacun). Des examens sont en cours sur les deux sites de ces unités, qui sont actuellement à l’arrêt. 
 
D’autres réacteurs du parc, de palier 1,3 GW cette fois, seraient également concernés par des problèmes de gaines de combustible en raison d’un combustible « mal assemblé », selon des sources syndicales. À la centrale de Cattenom, la tranche 1 serait notamment concernée par « des signes d’usure » sur neuf de ses assemblages.
 

Share this article on:

URL copied!

English newswire snapshot

Montel utilise des cookies pour améliorer ce site Web. En continuant à utiliser notre site Web, vous acceptez notre utilisation des cookies. En savoir plus sur les cookies et notre politique de confidentialité.